Les principes de la Déclaration en pratique

Que faut-il changer dans les règles pour que la vie d'une personne change ?

Choisissez votre démarche Lisez la Déclaration

La dignité, l'équiconsidération (Equal Consideration) et la cogouvernance (shared governance) prennent une force concrète lorsqu'une personne a le temps de récupérer, que sa situation compte au moment où une décision est prise et que son droit à la parole lui permet de peser sur les conditions de vie communes. Vous pouvez commencer par une situation précise dans votre famille, au travail, dans une organisation ou dans un groupe. Voici des démarches possibles : choisissez celle qui correspond à votre pouvoir de décision, à votre situation et à vos forces.

Trois principes, trois démarches possibles

Dignité

Prendre soin des autres devrait laisser à la personne de la place pour sa propre vie.

Parlez avec vos proches de la façon dont les tâches quotidiennes sont réparties et de qui, parmi vous, a encore du temps pour se reposer. Mettez-vous d'accord sur qui assume précisément quelles tâches, planification comprise, afin que le soin de la famille tienne compte des forces et des besoins de chacun de ses membres.

Vérifiez si la personne qui portait l'essentiel de la charge dispose maintenant d'un temps qu'elle peut vraiment utiliser comme elle l'entend.

Équiconsidération

La situation des personnes devrait façonner les règles dès leur élaboration.

Avant de modifier un horaire de travail, cherchez à savoir quels effets il aura sur le temps de trajet, la récupération et la prise en charge des enfants ou des proches âgés. Avec les personnes concernées, préparez une option adaptée à ce qu'elles peuvent réellement faire. Chaque personne décide des informations personnelles qu'elle partage.

Vérifiez quelles conditions la discussion a modifiées et s'il est devenu plus facile de concilier le travail et le reste de la vie.

Cogouvernance

Le droit de participer devrait se prolonger dans le droit de décider.

Examinez de près qui, dans votre organisation ou votre groupe, fixe l'ordre du jour, répartit les ressources et prend les décisions finales. Proposez une procédure dans laquelle les femmes et les hommes peuvent, à égalité, soulever des questions, choisir des solutions, en demander le réexamen et partager la responsabilité des conséquences.

Vérifiez quel pouvoir réel les participants ont obtenu et comment leurs propositions ont influé sur le choix final.

De l'intention au changement

Choisissez une situation et nommez la règle qui la crée. Par exemple, une réunion générale a lieu à des heures où certains participants s'occupent d'enfants ou de proches âgés. La question porte ici sur les conditions de participation : quel horaire et quel format permettraient à ces personnes de peser sur les décisions à égalité avec les autres ?

Discutez de la situation avec les personnes concernées. Cherchez à savoir ce qui rend précisément la participation difficile, quelles options existent et ce qu'il importe de préserver. Un tel échange aide à préparer une décision ancrée dans la vie réelle des personnes.

Cherchez ensuite qui a le pouvoir de changer la règle. Si cela relève de votre pouvoir de décision, convenez de la nouvelle procédure avec les participants. Si quelqu'un d'autre décide, préparez une proposition précise : ce qui doit changer, à qui cela sera utile et comment le résultat pourra être vérifié.

La prochaine étape demande une action claire, une personne responsable et une date pour revenir sur la question. Il peut s'agir de discuter d'un nouvel horaire, de répartir autrement les tâches ou de faire examiner une proposition par la personne qui dirige.

Comment savoir ce qui a changé

Convenez à l'avance des signes qui vous permettront de voir le résultat. La personne a-t-elle maintenant du temps pour récupérer ? Participer est-il devenu plus facile ? La situation des personnes a-t-elle façonné le contenu de la règle ? Les femmes et les hommes ont-ils obtenu des possibilités égales de peser sur la décision ?

Une fois le délai convenu écoulé, revenez à ces questions avec les participants. Comparez ce que vous attendiez avec ce qui s'est réellement passé. Si le nouveau fonctionnement a fait peser une charge trop lourde sur quelqu'un d'autre ou créé de nouveaux obstacles, révisez-le.

Le résultat devrait se juger à ce qui a changé dans la vie des personnes pour lesquelles la règle a été révisée.

Votre vie fait aussi partie de cet accord

L'ampleur de la responsabilité devrait correspondre au pouvoir réel, aux ressources et à la situation de chaque personne. La personne qui dirige répond des conditions qu'elle fixe. Une personne qui participe peut proposer un changement, poser une question ou demander le soutien de ses collègues.

Vous avez le droit de choisir une ampleur d'action à votre mesure, de garder du temps pour vous et de revenir à la participation selon vos possibilités. Le droit à la dignité et au soin demeure lorsqu'une personne a elle-même besoin d'aide et de récupération.

Quand le changement a besoin de partenaires

Si vous souhaitez travailler sur une tâche avec d'autres spécialistes, organisations ou groupes, proposez une coopération à la Coalition mondiale Womafreesm pour un nouvel accord civilisationnel.

Dites-nous quelle règle ou pratique vous voulez changer, qui elle concerne, quelle part du travail vous êtes en mesure de prendre en charge et où vous avez besoin de partenaires. C'est là que commence la discussion d'une tâche commune.

FAQ

1. S'agit-il de tâches obligatoires pour les signataires ?

La personne signataire accepte la Déclaration dans son intégralité et confirme qu'elle est prête à se laisser guider par ses principes. Les exemples de cette page vous aident à choisir une manière de les appliquer. Les actions concrètes et l'ampleur de la participation dépendent de votre pouvoir de décision, de vos ressources et de votre situation.

2. Dois-je publier le résultat ?

La publication est volontaire. Pour évaluer votre propre travail, il suffit de discuter des changements avec les personnes concernées. Leurs noms, leurs histoires et d'autres données personnelles ne peuvent être publiés qu'avec leur consentement distinct. Il en va de même pour votre propre nom : il n'apparaît sur le site que si vous choisissez de le publier.

3. Et si j'ai peu d'influence ?

Vous pouvez commencer par décrire précisément la situation, par poser une question sur la règle en vigueur ou par parler avec des personnes qui rencontrent une difficulté semblable. Choisissez votre prochaine étape en tenant compte de votre sécurité et de vos possibilités réelles. La responsabilité de prendre et d'appliquer une décision reste à celles et ceux qui en détiennent le pouvoir.

4. Des participants ont-ils déjà mis en œuvre ces exemples ?

Cette page propose des actions possibles que vous pouvez appliquer vous-même. Pour présenter un cas précis comme un résultat atteint, il faut que les changements soient confirmés et que les participants consentent à la publication de leurs informations. D'ici là, la page montre des exemples, et non des bilans.

5. Quel est le lien entre cette page, la Déclaration et la Coalition mondiale ?

La Déclaration des coautrices et des coauteurs du monde (Declaration of the Co-Authors of the World) énonce les principes, et cette page suggère des manières de les appliquer dans votre vie et votre travail. Pour une tâche qui demande des partenaires, la Coalition mondiale Womafreesm est en cours de constitution afin de réunir des personnes et des organisations. Vous pouvez signer la Déclaration sur la page principale de The Human Dignity Covenant.